Ces dernières années, on m’a souvent demandé : « mais pourquoi tu ne blogues pas ? » Parce que bloguer, c’est écrire. Parce qu’écrire c’est du temps. C’est tout simple. Depuis 20 ans, je passe la majeure partie de mon temps à écrire. J’ai été journaliste (personne n’est parfait). Pour vivre, j’ai donc dû produire une quantité insoupçonnée de feuillets (notre unité de mesure qui, pour la petite histoire correspond à 1500 signes, espaces compris). J’ai écrit des articles, traduit et publié des livres, lancé des magazines, élaboré des livres blancs, compilé des rapports, envoyé des notes et des mémos et créé des « sites perso » (le grand père du blog) sur la toile il y a fort longtemps maintenant… Bref, je n’ai jamais manqué de pouvoir m’exprimer. De plus, il n’est pas rare du tout que je travaille une bonne douzaine d’heures par jour. Tout ça pour dire que je ne suis pas particulièrement en manque d’expression.
Et puis il faut aussi avouer que lorsque j’ai eu l’occasion de pouvoir m’échapper de Paris, il y a six ans, j’ai profité de mon temps libre pour assouvir une passion totale : le surf. Pas celui des claviers qui m’occupe depuis 1992. Là, je parle vagues. J’ai donc passé tout mon temps libre à l’eau, écumant tous les spots du Pays Basque ces cinq dernières années, deux, trois, voire quatre fois par semaine. Je reconnais que c’est difficile à expliquer, mais comment décrire la perfection d’un Parlementia de deux mètres qui déroule sa droite puissante ? Je peux vous dire que ça vaut largement tous les blogs du monde… Les tontons surfeurs, dont Joel de Rosnay fait partie et que j’ai souvent eu l’occasion de croiser à Guethary, ne diront pas le contraire.

Bref, pour finir, mon déménagement récent a marqué un certain coup d’arrêt à cette passion (disons qu’il est impossible désormais de s’y consacrer de façon assidue). Alors, je blogue ici ou là, entre autres…
